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L’enseignement du tourisme se structure et s’étoffe d’un doctorat

mai 17, 2010

Xavier Filliez

Le Cervin, symbole de l’attrait touristique du Valais. La formation en tourisme apporte sa pierre à l’identité cantonale. (Keystone)

Le Cervin, symbole de l’attrait touristique du Valais. La formation en tourisme apporte sa pierre à l’identité cantonale. (Keystone)

L’Ecole suisse du tourisme, qui fait partie de la HES-SO, et l’Institut universitaire Kurt Bösch (IUKB) établissent une collaboration qui scelle la complémentarité de leurs filières. Le tout est couronné par un doctorat.

La Suisse aura ses docteurs en tourisme. Quelques mois après le lancement d’un master interdisciplinaire en études du tourisme, l’Institut universitaire Kurt Bösch (IUKB), à Bramois, dans le canton du Valais, veut, parallèlement à l’enseignement, trouver sa légitimité dans le domaine de la recherche.

Né d’une union académique entre le Valais périphérique et l’Université de Lausanne (Unil) qui délivrera les diplômes, la filière doctorale, qui vient d’enregistrer ses premières immatriculations, sanctionne une pyramide de la formation touristique de plus en plus structurée, allant désormais de l’apprentissage au doctorat.

Après un remuant épisode lié à la mauvaise gestion de l’institution, l’IUKB s’est offert, en 2007, l’opportunité d’un nouveau départ, basé sur le postulat selon lequel le Valais doit, s’il veut se forger une identité et s’enraciner durablement dans le paysage académique, miser sur des marchés de niche.

Ce seront les droits de l’enfant, filière unique au monde mise en place par l’ancien juge des mineurs Jean Zermatten. Et le tourisme: cela ne s’invente pas, dans un canton qui tire le quart de son PIB des activités liées à ce secteur économique.

Directeur de l’Unité d’enseignement et de recherche en tourisme, Stéphane Nahrath se plaît d’ailleurs à rappeler que, «comparativement aux autres secteurs de l’économie, les banques, les assurances ou la chimie, le tourisme était, jusqu’alors, le moins bien loti en termes de cursus universitaire».

Complémentarité

La partie n’était pourtant pas gagnée d’avance. Et ne l’est toujours pas. Parallèlement à l’Ecole hôtelière de Lausanne, le Valais offre déjà un itinéraire de formation supérieure dans le domaine, à l’enseigne de l’Ecole suisse du tourisme. Celle-ci fait partie de la HES-SO et délivre des Bachelors of Science en tourisme. Les réticences de certains milieux politiques, qui y ont diagnostiqué une forme de concurrence déloyale de l’IUKB, n’ont pas tardé à se manifester.

Les dirigeants de l’institut s’évertuent, depuis, à réfuter les griefs, effort partiellement récompensé par une convention de collaboration établie il y a tout juste un mois entre la petite université bramoisienne et l’Ecole suisse du tourisme. Elle garantit une passerelle directe du bachelor de la HES-SO au master de l’IUKB et annonce des modules d’enseignement communs dès la rentrée prochaine.

Article complet in: Le Temps http://bit.ly/bbme72

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